ARTICLE PARU DANS « La Tribune »

LE JOURNAL DU MARDI
 
Béatrice l’Egyptienne
par Malika Es-Saïdi
Tuesday, 31 January 2006
Béatrice Grognard est belge. Mais depuis plus de 12 ans, elle danse l’Egypte. Remontant aux origines de cet art traditionnel, elle préserve et transmet, à travers ses spectacles et des cours collectifs, un raffinement chorégraphique qui rend ses lettres de noblesse à ce que certains appellent vulgairement la « danse du ventre ». Dans certains milieux culturels, une méfiance absurde entoure pourtant encore cette « occidentale » porte-étendard de la culture égyptienne. À croire que les ponts sont faits pour n’être franchis que dans un seul sens !
Quoi de plus logique, pour une archéologue de formation, que de chercher à retrouver l’origine des choses? (...)
La part de rêve n’était pas absente de sa démarche, bien sûr, puisque Béatrice Grognard est avant tout une artiste. Cependant, sa formation d’Archéologue et d’Historienne de l’Art lui a donné des outils comme la rigueur scientifique qui fondent l’originalité de son approche. Son dernier spectacle, en décembre dernier, donnait un aperçu du résultat engrangé. Préparé avec la complicité de ses élèves, toutes aussi passionnées les unes que les autres, c’est le fruit d’une expérience et d’un travail, certes, mais aussi d’une magie. Cette magie que l’on retrouve à chacun de cours donnés dans une salle, cintrée de miroirs, dévolue à la danse.
C’est là que se transmet, lentement, par l’alchimie de la transmission, du plaisir de la transmission, tout un savoir-faire. Une connaissance qui allie, explique-t-elle, « le corps et l’intellect. Mes « élèves » ne se contentent pas de reproduire des gestes et des pas. Je leur raconte au fil des cours, ce qu’à mon tour, j’ai appris durant toutes ces années. Elles comprennent ce qu’elles font et pourquoi elles le font ». C’est sans doute pourquoi elles viennent et reviennent avec toujours le même plaisir palpable. Une fois l’an, le cours est complété d’un voyage initiatique en Egypte, à la recherche des origines et influences de la danse. Mais pas seulement, car les cours sont aussi le lieu de retrouvailles plus intimes, avec son propre corps, cette fois. Comment oublier ces moments de féminité intenses lors de l’échauffement, par exemple? Les rondeurs ou les imperfections d’un corps sont ici mises au service de la discipline. Point de dictature de la mode, le message est de s’accepter dans sa différence.
Et c’est précisément cette différence que Béatrice Grognard met en lumière. En tant que Belge, elle a trouvé le moyen d’aller avec plénitude et talent vers une autre culture. Ce qu’elle retraduira d’ailleurs à nouveau sur scène, les 8, 9, et 10 février prochains à Bruxelles. Le Théâtre Joli Bois l’accueillera alors avec la troupe des « Musiciens du Nil » qu’elle connaît depuis près de 10 ans. Plus qu’une collaboration professionnelle, le lien qui l’unit à ces musiciens égyptiens est fait d’amitié et de respect mutuel. « Nous savons pertinemment que nous restons chacun ce que nous sommes, avec notre éducation, nos origines, mais nous nous respectons mutuellement dans notre travail d’artiste. C’est pourquoi notre relation est équilibrée et riche. Notre langage va au-delà des mots ».
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Photos de presse |
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" 1001 cultures "
Nouveau magazine multiculturel de la télévision belge (RTBF 2)
Mille et une expressions de sons, d'images et de couleurs... Mille et une facettes de la richesse de la Belgique dans sa diversité. La société multiculturelle : une réalité.
Le 20 septembre 2002, à 20h55, l'équipe de « 1001 cultures » a proposé :
« Béatrice danse l'Egypte »,
un portrait de Béatrice Grognard,
professeur de danses populaires et classiques d'Egypte
Rediffusion sur la RTBF 2, les 22 et 23 septembre 2002 dans « Carrefour des cultures » et sur TV5, le 27 septembre 2002, 16h30
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Une belge au Caire
Ce regard expressif se posa un jour sur l'Egypte et ses danses. Ce regard adora l'Egypte et fut effrayé par la fausseté d'une "danse du ventre" finalement montée de toute pièces pour les divertissements des Européens depuis plus d'un siècle. Alors Béatrice Grognard va quitter sa vie bruxelloise pour partir à la recherche des danses traditionelles d'Egypte, dont le sha'abi. Elle les enseigne aujourd'hui à Bruxelles et au Caire, tenant la dragée haute aux danseuses orientales qui périclitent dans les cabarets de troisième zone et se ressourçant lors des mariages, lors des fêtes familiales là où on aborde la danse comme un art de la fête, sans tabou!
(...) qu'une belge s'intéresse à une autre culture n'a en somme rien d'exceptionnel. En revanche, Béatrice Grognard va plus loin: elle agit. Danseuse, chorégraphe et professeur, elle vit et crée le métissage culturel entre Bruxelles et le Caire. (...)
(...) De fêtes en mariages, Béatrice Grognard redécouvre l'authenticité des traditions, elle élabore une technique corporelle rigoureuse et un langage du mouvement à la fois novateur et respectueux de l'essence traditionnelle. Sa danse traduit aussi résolument la richesse des répertoires musicaux égyptiens (...)
(...) Pas question pour elle d'arabiser son nom pour le rendre plus "authentique", plus "crédible". " Je revendique mon origine! Ce serait une erreur d'oublier mes racines. Je ne me sens pas écartelée entre deux cultures: je fais en sorte qu'elles se rencontrent dans une réelle harmonie." (...)
LA LIBRE MATCH, 7 Mai 2002
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Dance diva
(...) choreographer and founder of Tarab Béatrice Grognard teaches across Europe and regularly gives classes in Cairo, where she seeks to spread a more sober and refined vision of Egyptian dancing through an exploration of various Egyptian musical styles (...)
(...) Beatrice style is definitely something new. (...)
CAIRO TIMES, 26 Septembre 2001
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La danse théâtrale d'Egypte par Béatrice Grognard
(...) en juin 2000, au Caire, Béatrice (...) travaillera en étroite collaboration avec des ensembles musicaux égyptiens classiques et sha'abi soucieux de préserver l'héritage culturel de leur pays. Ainsi, Béatrice réalisera ce qui lui tient à coeur: enseignement structuré, respect et transmission des traditions de danse et mise en valeur d'une nouvelle expression créative (...).
CAIRO TIMES, Cairo Beat, 25 mai 2000
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Une Belge secoue le trône de Fifi Abdu
(...) La Belge Béatrice Grognard ouvre une école de danses au Caire
Pourquoi les arts sha'abi vous ont-ils attirée?
(...) j'étais désolée de constater que la vision européenne sur les danses d'Egypte était réduite à la danse de cabaret et au corps; quand j'ai étudié les arts Egyptiens, je me suis rendue compte que ce cliché était très injuste. La difficulté réside dans le fait que ces arts sha'abi ancestraux transmis de génération en génération, ne sont ni structurés, ni écrits (...). Cependant, ils constituent l'héritage artistique du pays et représentent le vrai caractère égyptien, à la fois chaleureux et nostalgique, fort et déterminé (...).
Vous avez étudié les arts égyptiens: pourquoi la danse tout particulièrement ?
(...) en Europe, il est très difficile de transmettre une culture comme celle de l'Egypte par la langue qui constitue un sérieux obstacle. La musique égyptienne est également très complexe pour un public occidental non-initié. La danse est, sans doute, plus accessible car elle sollicite le regard immédiat du spectateur (...). C'est pour propager la danse - et la musique - que j'ai fondé mon école "Tarab", et, peu à peu, engendrer la rencontre et la fusion des cultures (...).
En Egypte, des gens réclament que seuls des Egyptiens de souche présentent les arts du pays. Qu'en pensez-vous?
Vous présentez régulièrement en Egypte les musiques classiques, symphoniques (...) Personne ne vous a accusé de les avoir déformées ou ne vous a dit que l'Egypte n'avait pas le droit de présenter ce type de spectacle (...) des égyptiens font du jazz, des opéras comme "Aida"(...). Le chemin facile est de se refermer sur soi-même en disant: ma culture m'appartient et personne ne peut s'en approcher. Non. Les cultures et les civilisations sont patrimoine mondial. L'important est d'échanger: on vous prend et on vous donne.
Et je souligne que finalement très peu d'Egyptiens présentent les arts traditionnels de leur pays. Le Caire est parsemé d'affiches promotionnant les arts modernes et contemporains issus de la culture occidentale (...)
Depuis 1997, je viens très régulièrement en Egypte. Je suis imprégnée de cette culture. Mais je ne veux pas avoir des cheveux noirs et une peau brune, je veux rester telle que je suis, européenne, tout en créant la fusion des deux cultures, avec honnêteté et dévouement.
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Interview, EL KAHIRA, 27 juin 2000
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AKHBAR ALNOGOOM, 17 juin 2000
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"Un des aspects positifs de la "mondialisation" est sans nul doute l'ouverture aux cultures plus lointaines. Illustration par l'école de danses populaires et classiques d'Egypte, Tarab".
LE SOIR, 18-19 septembre 1999
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(...) La danse d'Egypte séduit aussi en Belgique...grâce à Béatrice Grognard, danseuse et chorégraphe, partagée entre Bruxelles et le Caire, qui a fondé, Tarab, une école de danses populaires et classiques d'Egypte (...)
LA LIBRE BELGIQUE / LA LIBRE ESSENTIELLE, juin 1999
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(...) Ce cours de danses d'Egypte, c'est un concentré de bonne humeur. C'est bien simple, pendant toute la durée du cours, j'ai affiché un grand sourire (...) En un mot comme en cent, je suis tout à fait sous le charme. (...) Je me suis réellement amusée, j'ai trouvé ça passionnant et ça m'a donné envie d'en savoir plus sur cette danse. Il faut bien dire que la prof, Béatrice Grognard, est rès enthousiasmante et qu'elle enseigne la danse d'une manière dynamique et très valorisante pour ses élèves (...)
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(...) Chacune danse en fonction de ses aptitudes physiques, quel que soit l'âge et la morphologie... il y a un réel respect de la personne. On travaille en groupe, dans l'harmonie et sans esprit de compétition. Les contacts avec les autres sont très sains, très enrichissants (...)
Ce fut pour moi une révélation (...)
FEMME d'AUJOURD'HUI, septembre 1998
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SPECTACLE INEDIT DE DANSES D'EGYPTE
(...) Tarab, un spectacle plein de charme et d'enchantement (...) Tarab réjouit le coeur et éveille nos sens assoupis. Ballet gracieux, tout en finesse et en générosité, c'est , avant tout peut-être, un authentique hommage à une civilisation.
LA LANTERNE, 17 mars 1998
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LA DANSE DU SPHINX
Sous ses abords de jeune femme de bonne famille, on sent chez Béatrice Grognard une énergie explosive (...) Ce mélange d'eau et de feu... (...)
(...) Ainsi qu'en témoignent les visages hypnotisés de ses élèves lorsque Béatrice leur fait une démonstration. C'est également très spectaculaire (...)
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