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Le monastère Saint-Antoine

Monastère st antoineLe couvent Saint-Antoine, qui se trouve à 15 km de Zaafarana, sur la Mer Rouge, est le plus ancien d'Egypte, celui qui a vu la naissance de la vie monastique. C'est une petite cité entourée d'un mur haut de 12 mètres, sur une surface d'environ 10 hectares. Il est dédié au père du monachisme, Antoine le Grand, né vers l'an 250 dans une ville de Haute-Egypte. Après Saint-Marc qui a diffusé le christianisme en Egypte, c'est Saint-Antoine qui a fondé les premiers ermitages. Il est l'aide aux pauvres et aux persécutés, protecteur contre le feu, la peste et les bêtes. Ce sont ses disciples qui ont fondé le couvent et y ont enseveli sa dépouille. Les premiers bâtiments datent du IIIe siècle et furent à toutes les époques remaniés et embellis.00

Le couvent Saint-Antoine a été réouvert au public après une première phase de travaux de restauration. Durant trois années, un soin tout particulier a été apporté à la remise en état des fresques et des icônes d'une très grande beauté appartenant aux quatre églises, à la forteresse et à la muraille du monastère.
Une épaisse couche de poussière et de suie recouvrait ces peintures murales qui, de surcroît, furent très endommagées lors de la persécution des Coptes (chrétiens d'Egypte) par les Romains. Les siècles, les intempéries et autres facteurs d'érosion plongèrent ces trésors dans oubliés.

Ce sont des restaurateurs italiens - également chargés de la rénovation de la tombe de Néfertari dans la Vallée des Reines - qui mirent en oeuvre le processus de restauration.

Ces peintures murales ont été réalisées par deux écoles distinctes : la première remonte au VIIe siècle, la seconde date du début du XIIIe siècle. La plus ancienne école étaitrestauration icone dirigée par un maître nommé Théodore puis par des maîtres influencés par les Byzantins et les Croisés de Chypre. Les illustrations de la vie de martyrs constituent les principaux thèmes de ces fresques. La plupart de ces héros du premier âge sont représentés à cheval. Bien que les techniques utilisées soient différentes, les deux écoles ont affectionné la profusion de couleurs. Les fresques de l'église sont, à ce jour, les plus belles héritées de l'ère Copte.

Evocation Desciption of Egypt: a bookd'un très bel ouvrage d'art orientaliste

Edward William Lane (1801-1876) fut un dessinateur illustre et un artiste passionné pour les Egyptiens de son temps, leur langue et leur mode de vie au moment où la tendance était principalement la découverte de l'Egypte pharaonique.

"Description of Egypt" n'a jamais été publiée lors de sa finition, en 1831. Les raisons restent obscures. Ce fut une grande déception pour Lane car ce livre est l'histoire d'une passion, d'un destin : celui de sa première rencontre avec l'Egypte. Quand il débarque à Alexandrie, en 1825, c'est le coup de foudre. Il se lance corps et âme dans cette aventure orientale mais avec le souci de se fondre parmi les Egyptiens, d'adopter leur langue, leurs coutumes, leurs habits et de comprendre leur littérature. C'est une quête fusionnelle que Lane poursuivra toute sa vie.

Cet ouvrage inédit comporte deux approches : l'une consacrée à l'égyptologie avec de magnifiques illustrations de monuments, et l'autre, majeure, qui porte sur la société contemporaine, véritable étude des modes de vie, de la prospérité de chaque ville et bourg, des différences vestimentaires...

Dans "Description of Egypt", Edward Lane démontre son talent d'illustrateur, son goût pour l'art égyptien et islamique et aussi pour l'expérimentation de nouvelles technologies comme celles faites à l'aide de la "camera lucida", l'un des premiers modèles d'appareils photo.



"Description of Egypt" : une oeuvre de jeunesse pleine d'idéal.

Edward William s, "Description of Egypt", Jason Thompson, The American University in Cairo Press 2000
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