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- A la découverte de Marsa Matrouh, l'antique Ammonia ou Paraetonium de l'époque gréco-romaine
La ville de Matrouh, à 595 km au nord-ouest du Caire, occupe les bords d'une grande lagune protégée par des rochers. C'est un coin de paradis au bord de la Méditerranée qui témoigne de l'histoire d'amour entre Cléopâtre et Marc-Antoine. Le principal point d'attraction du site est une magnifique baie d'eau claire bordée de rochers, à la lisière du désert. Cela ressemble à un grand bassin carré où, dit-on, la reine Cléopâtre prenait son bain. Elle y fit ériger un somptueux palais d'où elle commandait ses armées. Les ruines de ce palais ont été découvertes sur la colline qui se trouve en face du bassin.
Matrouh, c'est aussi le Souq Libya (le marché de Lybie). Auparavant, c'était la rue des contrebandiers qui introduisaient des produits de Libye sans payer les douanes. Aujourd'hui, c'est un marché toléré où on trouve des produits de Libye, du Maghreb et d'Europe mais aussi les produits de la région : orge, laine, olives, moutons, dattes, pépins, melons et pastèques ainsi que des éponges naturelles pêchées dans la mer en mai et octobre.
Matrouh, c'est encore l'histoire du maréchal allemand, Rommel, la cave où il avait installé son état-major secret d'où il conduisit la bataille décisive d'Al-Alamein. Les bédouins racontent, avec plaisir, les légendes liées à ce personnage étrange que fut Rommel.
Enfin , Matrouh est aussi le lieu où s'élevèrent les murs du temple pharaonique de Ramsès II, grand bâtisseur qui couvrit l'Egypte d'édifices de la Méditerranée jusqu'en Nubie. Les ruines qui subsistent aujourd'hui témoignent de ce temple érigé à la fin de la campagne menée par Ramsès II contre les Libyens en 1200 av. J.-C et utilisé comme un fort pour protéger les frontières de l'Egypte.
On ne quitte pas Matrouh sans avoir admiré la baie d'Aguiba faites de grottes, de panoramas de sable fin et blanc et de rochers qui s'avancent dans la mer. Aguiba signifie en arabe "la Merveilleuse"... |